Retour au blog

Une belle histoire au domaine du Grand Côté.

Coup de coeur. Une belle histoire au domaine du Grand Côté.

Stéphane, fidèle à son papet,
Tout petit, Stéphane Spitzglous passait toutes ses vacances scolaires et ses autres journées libres auprès de son grand-père vigneron et rêvait déjà de lui succéder sur l’exploitation.
Le papet provençal, passionné et bougon, dénigrait son métier afin que l’enfant se persuade très tôt que ce travail de misère n’était pas pour lui.
Plus tard, le jeune homme entreprend des études secondaires en sciences et physique, mais tente toujours de convaincre le vieil homme de lui laisser la place au moment où il passera la main.  » On se disputait chaque fois que je lui en parlais « , se rappelle Stéphane.
En 1996, à soixante-quinze ans, le grand-père sent ses forces l’abandonner et passe enfin le relais à son petit-fils. Mais les disputes continuent, sous divers prétextes. Les méthodes culturales et les idées de lutte raisonnée du jeune homme rompent avec les habitudes un peu plus chimiques du grand-père. Régulièrement, ce dernier enguirlande son successeur les yeux dans les yeux. Dès qu’il lui tourne le dos, il se flatte auprès de ses voisins d’avoir enfin un successeur dynamique issu de la famille.

Henri Bonnaud a quitté son petit-fils l’an dernier. Fidèle à sa mémoire, Stéphane Spitzglous vous indique que, de son vivant, le domaine du Grand Côté ne sera jamais à vendre. Héritier de la fibre coopératrice de son grand-père, il livre tout son raisin à la cave coopérative de Rousset, qui continue ainsi de bénéficier du fruit de ses investissements réalisés en 1992 pour vinifier les vins du Grand Côté en AOC Palette.

G. L. P.