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Château Henri Bonnaud sur le guidedesvins.com

Depuis 1920, le vignoble d’Henri Bonnaud s’adosse aux pentes du massif de la Sainte Victoire. Si le site affiche une beauté exceptionnelle, magnifiée par les peintres de l’Ecole des Beaux Arts, le terroir d’éboulis calcaire n’en est pas moins qualitatif et typique de l’AOC Palette.

C’est ce patrimoine qu’Henri Bonnaud, bienfaiteur de la famille, a voulu préserver pour sa descendance. Stéphane Spitzglous, de la troisième génération, sa femme Géraldine, son cousin et sa jeune nièce Coralie, actuellement en formation d’œnologie, serrent les rangs pour faire parler cette terre de 14 hectares. Complétant la  » palette  » des styles dans l’appellation, Château Henri Bonnaud opte pour une production principale en rouge, dictée par l’exposition sud-est des coteaux, qui favorise l’expression des cépages tanniques. Ainsi grenache, carignan et mourvèdre composent l’essentiel d’un encépagement original et typé, représentant les trois quarts de la production.

Si 2,5 hectares au nord sont consacrés au blanc, le vignoble entier est abrité du mistral, mais balayé par un vent d’est qui éloigne les orages. Aussi, le sol d’argiles rouges et grises rend-il service aux vignes en faisant office de rétenteur d’eau, mais les rendements restent naturellement bas, d’autant que Stéphane s’attache à faire des vendanges vertes, par deux passages s’il le faut.

Ramassés à haute maturité, les raisins sont apportés en caissette à la cave située dans les vignes. Les moûts rouges sont vinifiés en cuves inox thermorégulées, et en cuves tronconiques de chêne, pour l’extraction de tannins soyeux, puis élevés pendant 18 mois en fûts et foudres. On recherche la matière et la finesse, et le pari d’un vin de qualité et signé, est en passe d’être gagné, si l’on en juge des cuvées depuis 2004.

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